Diagnostic et évaluations médicales
Avant de recommander une chirurgie arthroscopique du genou, le médecin réalise :
- Examen physique : Évalue la force, la stabilité et l'amplitude de mouvement du genou.
- Radiographies : Aident à identifier les fractures osseuses, le rétrécissement de l'espace articulaire ou l'arthrose.
- IRM : Fournit des images détaillées des tissus mous, y compris des ligaments et du cartilage.
- Analyses de sang : Permettent d'écarter les infections ou les affections inflammatoires.
Types d'interventions arthroscopiques du genou
1. Réparation ou ablation du ménisque (méniscectomie)
- Le ménisque est un coussinet de cartilage dans le genou qui peut se déchirer à la suite d'une blessure.
- La partie déchirée est soit réparée, soit retirée (méniscectomie partielle).
- Aide à restaurer la fonction du genou et à réduire la douleur.
2. Reconstruction du LCA et du LCP
- Le ligament croisé antérieur (LCA) et le ligament croisé postérieur (LCP) sont essentiels à la stabilité du genou.
- L'arthroscopie est utilisée pour remplacer les ligaments déchirés par des greffes (issues du patient ou d'un tissu de donneur).
- Recommandée pour les athlètes et les personnes actives.
3. Réparation du cartilage (chondroplastie ou microfractures)
- Le cartilage endommagé est lissé ou stimulé pour cicatriser à l'aide de techniques de microfractures.
- Aide à ralentir la progression de l'arthrose et à réduire la douleur.
4. Synovectomie (ablation du tissu synovial enflammé)
- Utilisée pour les affections inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde.
- Aide à soulager la douleur et le gonflement.
5. Ablation des corps libres
- De petits fragments osseux ou cartilagineux peuvent se détacher et provoquer des douleurs ou des blocages.
- L'arthroscopie est utilisée pour retirer ces corps libres.
Comment se déroule l'intervention
1. Préparation à l'intervention :
- Jeûne de 6 à 8 heures avant l'intervention.
- Arrêt de certains médicaments comme les anticoagulants si nécessaire.
- Imagerie préopératoire (radiographie, IRM) pour confirmer le diagnostic.
2. Déroulement de l'intervention :
- Le patient reçoit une anesthésie locale, régionale ou générale.
- Le chirurgien pratique 2 à 3 petites incisions autour du genou.
- Une minuscule caméra (arthroscope) est introduite afin d'offrir une vue claire de l'intérieur du genou.
- De petits instruments chirurgicaux sont utilisés pour réparer ou retirer les tissus endommagés.
- Les incisions sont refermées avec des points de suture ou du ruban adhésif chirurgical.
3. Récupération après l'intervention :
- Le patient est généralement autorisé à sortir le jour même.
- Une attelle ou des béquilles peuvent être nécessaires pour le soutien.
- La kinésithérapie est recommandée pour une récupération plus rapide.
Récupération et rééducation
1. Premières semaines après l'intervention :
- Reposer et surélever le genou pour réduire le gonflement.
- Cryothérapie (poches de glace) pour contrôler la douleur et l'inflammation.
- Bandages de compression pour favoriser la cicatrisation.
- Des antalgiques et des anti-inflammatoires peuvent être prescrits.
2. Kinésithérapie et exercices :
- Les exercices de renforcement commencent dans les quelques jours à quelques semaines suivant l'intervention.
- L'accent est mis sur l'amplitude de mouvement, la souplesse et le renforcement musculaire.
- Des béquilles ou des attelles de genou peuvent être nécessaires pendant 1 à 2 semaines.
3. Reprise des activités normales :
- Marche sans soutien : 1 à 3 semaines après l'intervention.
- Conduite : 2 à 4 semaines (selon la jambe concernée).
- Exercices légers : 4 à 6 semaines.
- Sports et activités complètes : 3 à 6 mois (pour les réparations ligamentaires).
Avantages de la chirurgie arthroscopique du genou
Mini-invasive – Petites incisions, moins de douleur.
Récupération plus rapide – Temps d'arrêt plus court que la chirurgie ouverte du genou.
Moins de cicatrices – Avantage esthétique grâce aux minuscules incisions.
Soulagement efficace de la douleur – Aide à restaurer la mobilité et la fonction du genou.
Risques et complications possibles
Bien que l'arthroscopie soit sûre, les risques possibles incluent :
- Infection (rare mais possible).
- Caillots sanguins dans la jambe (TVP).
- Raideur ou mobilité limitée.
- Lésion nerveuse ou vasculaire (très rare).
- Soulagement incomplet de la douleur (si l'arthrose est sévère).
Taux de réussite et perspectives à long terme
- 90 à 95 % des patients ressentent un soulagement significatif de la douleur et une amélioration de la mobilité.
- Le temps de récupération varie selon le type d'intervention réalisée.
- Une rééducation et une kinésithérapie appropriées sont essentielles pour obtenir les meilleurs résultats.